Mardi 1 mai 2007 2 01 /05 /Mai /2007 14:18
Nnês-fullus

poule1.jpg

 

Nkernt snat thêcmiyen mi muten babatsent ula matsent.Flen asent d yat tfullust, yat taydit d yansnat ulli.Skernt tawala i tawuri, kud ass ar tekssa yat ,tâyâd ar tskar mad cctant. 

Yan wass tddu tmzîant ad tkssa, tfel taxatart da tsenwa sksu. Illigh nn tufa is ur dars telli tfiya ma sen tgga, tâmêz d tafullust da darsent illan; tghwrs as. Tbbit s mnâs: mnâs nes d mnâs n ultmas. Iligh di tkccem tmzîant ar taqqra i tfullust: 
“klu, klu, klu, iwigh am d yan îhbbi n usengar”.Tnna i as nn lallas han mnâs nem gh tgdurt. Tddu s tgdurt tkus as taselgurt s d gis tuyyel nnês-fullus. Tnna i as:
  
-“Igh ur yi tccit righ ad am d awigh ghayda urjin têzrît.”  
-“Zayd!”  


Tddu nnês-fullus. Temnaggar gh ugharas yan wasif :  
-“Asif! ad nhârâb, wanna izwuren wada icct.”  
Nhârâben tzwur nnês-fullus , ticc t.  
Tsudu temnaggar sul yan ughulid :  
-“Aghulid! ad nhârâb, wanna izwuren wada icct.”  
Nhârâben tzwur nnês-fullus , ticc t.  
Tsudu temnaggar dagh uccen  
-“Uccen !ad nhârâb, wanna izwuren wada icct  
Nhârâben tzwur nnês-fullus, ticc t

S di tlkem illi yadlli di tnuwa: tigemmi n ugllid . Iccghel d tamghra ghassad.Tkccem nnês-fullus ar tlulluy gh ger irukuten.
Alligh ten d tsenker gh timgharin da snwanin:
  
-“Asiat nn ghaynna geraten is gh uhânu n walim!”  
Illigh is nn gern gh uhânu n walim, terzêm gis i wasif da tswa, yawi kulu alim.  
Tfugh d ar dagh tlulluy gh tama n irukuten:  
-“Asiat nn ghaynna geraten is gh uhânu n irukuten!”  
Illigh is nn gern gh uhânu n irukuten, terzêm gis i ughulid da tcca, irbj kullu irukuten  
Tfughd ar dagh tlulluy gh ger irukuten:  
-“Asiat nn ghaynna geraten is gh uhânu n ulli!”  
Illigh is n gern gh uhânu n ulli, terzêm gis i uccen da tcca, icc kulu ulli.> 
Tfugh d ar dagh tlulluy gh tam an irukuten: 
-“Asiat nn ghaynna geraten is gh uhânu n uqarid!” 
Illigh is n gern gh uhânu n uqarid, ar tccta, ar tccta, ar tccta alligh yammer udis nes. 
Tfughd tayyel s ufella n tgmmi: 
-“Kukuhu, kukuhu,ila ugellid askiwen; igh ten ila nbbi as ten!”

Tddu nnês-fullus ad twurri s tigemmi nes, s tt ingha fad gh ugharas, tsu mik n waman gh mik da d iqaman gh wasif li tsuwa., s d gis dêrnt yansnat tarialin.
 
Tddu telkem bab nes, tini i as:  
-“Sker yi mik n uskkif isdiden tagwlet yi ,ar yi tkkat s mik n tkurayt isdiden.”  
Tsker thêcmiyt ghaylli as tnna nnês-tfullus, tddu ar tti tkkat s elhîl ard d gis târen iqariden alligh yammer uhânu.


Illigh tt inn tannay lallas tili gis elhâsada tddu tamêz d taydit nes. Tini i as :  
-“Ad yi d itawit aqarid zund nnês-fulus.  
Tddu taydit ar telli, walu ma tufa tzêrn yan wattâr izenzan isswar a is thaw, ar tt id ikkat s isswar ar ten tcctta alligh yammer udis nes. Tsudu s tigemmi inghu tt fad gh ugharas, tddu ad tsu mik n waman gh wasif lli tsmun nn didas tarialin da tsedêr nnês-fulus. Telkem bad nes tini i as:  
-“Sker yi mik n uskkif îdnîn tagwelt yi ar yi tkkatt s yat tkurayt îdnîn.”  
Tsker tahcmiyt ghayilli s as tnna taydit nes, tbedu ar tti tkkat dêrnt d gis kradt tarialin, tzayd ar tti tkkat, ar tti kkat ar d gis ttârên isswar. Ar tti kkat, ar tti kkat alligh tti tengha.

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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 18:29
Tamucci


thumb-chaton.gif


Tnker tmucci taker udi
Tnna i as ma ad righ udi?
A is zêghurgh tackabbarin inu
Ma ad righ tackabbarin inu?
A is nt ghwzagh isli
Ma ad righ isli?
A gis gugh tarwa nu
Ma ad righ tarwa nu?
A yi d swan issan n ugllid

Tdda ad it ssu issan n ugllid
Yut tt id uxlal
Tddu dar tida snwanin aghrum gh tafanrut
Tnna is net: "i rebbi kusamt yi axlal"
Kusnt as axlal, nant as ha axlal nem
"Gwramt nn is gh tafanrut"
Gwrnt nn is gh tafanrut, ijder
Twiri d tnna i sent "axlal inu wada wada
Igh i yi tfkamt axbziy da kulu ten yugern"
Tddu s igran taf nn amksa
Tnna i as "hagh axbziy ad ,icct"
Tddu twri d, tnna i as "axbziy inu wada wada
Igh izimer da tn kulu wugern"
Tddu taf nn amksa n izgaren
Tnna i as "hagh izimer ad ghwres as ticct"
Tddu, twri d, tnna i as "izimer nu wada wada
Igh izger da ten kulu wugren"
Tddu taf nn amksa n ilghwmawn
Tnna i as "hagh izger ad ghwers as ticct"
Tddu twr id, tnna i as "izger nu wada wada
Igh alghwem da ten kulu wugren"
Tddu taf nn amksa n issan
Tnna i as "hagh alghwem ad ghwers as ticct"
Tddu twri id, tnna i as "alghwem inu wada wada
Igh ayiss da ten kulu wufen"

Tni ayiss ar tssa tferh:
"Hbit inu yuru yi didi nu gogo nu
Yaru yi gogo nu bàa nu
Yaru yi bàa nu hmmu nu
Yaru yi hmmu nu bàir nu
Yaru yi bàir nu ayiss nu".

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La chatte

Une chatte s’en alla voler du beurre
Elle se dit à quoi bon pourrait me servir ce beurre ?
A en enduire mes griffes
A quoi bon pourrait me servir mes griffes ?
A creuser la roche( ?)
A quoi bon pourrait me servir la roche ?
A y abriter mes petits
A quoi bon pourrait me servir mes petits ?
A aller abreuver les chevaux du roi

Elle s’en alla abreuver les chevaux du roi
Une épine l’y frappa
Elle alla chez celles qui cuisaient le pain dans le fourneau
Et leur dit « S’il vous plait enlever moi cette épine »
Elles lui enlevèrent l’épine et lui dirent « Voilà ton épine »
« Jeter là dans le fourneau »
Elles la jetèrent dans le fourneau, elle y brûla
La chatte revint et leur dit « mon épine, pas une autre
Ou votre pain le plus grand »
Elle s ‘en alla dans les champs y trouva un berger
Elle lui dit « tiens ce pain mange le »
Elle s’en alla et revint, elle lui dit « mon pain, pas un autre
Ou le mouton le plus grand »
Elle s’en alla et trouva une berger de bœufs
Elle lui dit « tiens ce mouton, égorge le et mange le »
Elle s’en alla et revint « mon mouton, pas un autre
Ou ton beauf le plus grand »
Elle s’en alla et trouva une berger de chameau
Elle lui dit « tiens ce beauf, égorge le et mange le »
Elle s’en alla et revint « mon bœuf, pas un autre
Ou ton chameau le plus grand »
Elle s’en alla et trouva une berger de chevaux
Elle lui dit « tiens ce chameau égorge le et mange le »
Elle s’en alla et revint « mon chameau, pas un autre
Ou le cheval le plus beau »

Elle monta à cheval, rit, heureuse :
« Chance à moi mon bobo m’a donné mon« gogo »
Mon "gogo" m ‘a donné mon « bha »
Mon « bha » m’a donné mon « hmu »
Mon « hmu » m’a donné mon « bhir »
Mon « bhir » m’a donné mon cheval.

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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 12:25
TA-AZIRT.JPG Revoir Tamazirt




Comme tous les ans à peu prés à cette époque l’effervescence gagne la maison ; le départ pour « Le » pays est imminent. Le temps est à un enthousiasme certain mais aussi à une certaine fébrilité. Personne n’oublie que le destin commun à tout exilé est celui de n’avoir pas pu être tout à fait ce qu’il aurait voulu être, celui de ne pas avoir pu accomplir ce qu’il aurait voulu dans son pays d’origine. La raison à ce moment prend encore le pas sur le reste. Puis des kilomètres plus loin voilà le pays. Mais pas tout à fait au final puisque même entre Casablanca et Marrakech avec une impatience presque enfantine chacun se demande à quand l’arrivée.


Et petit à petit les conversations des passants même les plus banales deviennent comme une douce mélodie à l’oreille, le brouhaha des rues aminées comme un concert harmonieux. Voilà que la raison n’a plus son mot à dire devant ses paysages familiers. Une émotion presque trop grande, presque excessive vous envahie à la vue de cette terre, de ces paysages. Ces paysages dont on entend qu’ils sont lunaires semblant avoir été abandonnés par la nature, n’y laissant que des reptiles sans beauté et des plantes assoiffées. Un océan de cailloux formé par des vagues de collines où les nuances de gris se déclinent partout. Beaucoup vous dirons que ces terres sont sans attrait, mais lorsqu’on les regarde avec le cœur il en est tout autrement. Cette terre est le décor de l’histoire de nos ancêtres, elle est le lieu où vivent les notres et où s’exprime notre langue. Ces montagnes sont les remparts, les bases solides sur lesquelles nous avons construit tout ce que nous sommes.


A la vue de Tamazirt, à la vue « Du » pays, mille et un sentiments vous gagnent, parfois contradictoires, mais au même moment et avec la même intensité. Entre la joie incommensurable du retour chez soi et l’immense peur de ne plus y avoir sa place, entre l’euphorie de revoir les siens et l’appréhension de ne plus les reconnaître ... C’est fou comme ces terres arides peuvent irriguer et inonder les cœurs de tous ceux qui les aiment. C’est ici que nos cœurs prennent racine.


Voilà ce qu’un exilé de retour chez lui peut ressentir entre la confusion des sentiments et la certitude d’être exactement à sa place au sein de cette terre qui lui appartient et à laquelle il appartient.
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 12:14
jeune-femme.jpg Tilila


Tilila est une jeune femme qui vit dans un paisible village perdu au creux des montagnes. Il est formé de petites maisons en terre, celle de Tilila est isolée en haut d’une colline. Pour y accéder ils avaient frayé un chemin en le débarrassant des cailloux. Ces cailloux jetés de part et d’autre étaient semblables à des pétales de roses que l’on aurait disperser pour accueillir les visiteurs. Derrière la petite maison au sommet de la colline, dans le vide les paysages se déroulent jusqu’à l’horizon, un horizon que faisait vaciller le soleil étalé dans le ciel comme une toison.
Tilila est son prénom d’usage, en effet à sa naissance ses parents s’étaient vus refuser ce prénom puisqu’il n’était pas conforme aux listes officielles: il est illégal. Mais peu importe, tout le monde au village l’appelle Tilila. Tilila veut dire liberté mais ici, ce n’est qu’un mot, un mot qui sonne creux, un leurre, ce n’est qu’un son, ce n’est qu’un souffle, c’est du vent qui sort d’une bouche pour mourir aussitôt. Ce mot ne trouve ici jamais d’échos nulle part.
Cette nuit encore comme il lui arrive souvent, Tilila est partie se réfugiée au sommet de la colline, au sommet de sa colline, juste derrière la maison. Elle s’asseye et contemple l’étendue qui se déploie devant elle, à cette vue elle se dit souvent « que le monde doit être vaste !». Tilila aimait par-dessus tout se retrouver, une fois la nuit tombée, seule sur sa colline. Cela avait cessé de surprendre les autres villageois depuis bien longtemps, ils disent d’elle qu’elle est à part, un peu étrange. C’est vrai que Tilila n’est pas une fille comme les autres…

Elle se rappelle alors son enfance. Tilila était de ces enfants qui n’ayant que très peu s’émerveillaient d’un rien. Vous savez, ces enfants dont le regard vous touche, vous bouleverse même au plus profond de vous tant ce regard vous rappelle à la fois toute la cruauté de se monde et l’injustice qui y règne et dans le même temps toute la beauté de ce monde et les espoirs qu’il suscite. Tilila était comme ceux là, insouciante et innocente. A ce moment précis de sa vie elle était Tilila ; libre.
Mais elle se souvient aussi avec exactitude du jour où tout cela s’est envolé. Ce jour est à jamais gravé dans sa mémoire, il est comme la cicatrice d'une blessure grave. Ce jour était son premier jour d’école ! Elle ne comprenait rien à rien, et puis d’abord qu’est ce que c’est que cette langue que l’on parle ici, ce n’était pas la sienne ? Mais ce qui avait le plus touché son esprit encore enfantin c’était ce prénom par lequel le maître l’appelait : Bouchera. Qui est Bouchera ? Alors que tout le monde jusqu’ici l’avait toujours appelé Tilila, ce qui était bien normal puisque c’est elle ; Tilila, le maître, lui, refuser. Il lui disait : « Ton prénom officiel c’est Bouchera, donc tu es Bouchera !! ». Pour la première fois de sa vie Tilila s’était sentie exclue, oppressée, insignifiante, inexistante.
Aujourd’hui encore les mots du maître résonnent dans sa tête. C’est avec frisson et horreur qu’elle en mesure mieux la signification et l’impact. Bien sûr ! Elle n’existe pas officiellement, ni elle, ni sa langue, ni sa culture. L’école n’était en fait qu’un moyen pour tenter de changer Tilila en Bouchera, en une autre. Elle avait donc rapidement abandonné l'école n’y trouvant pas sa place.

Les autres filles la prennent souvent en dérision car elle ne sait pas lire et ne connaît pas un traître mot de cette langue officielle, elle. Mais ce qu’elles ne savaient pas c’est que Tilila dispose d’une intelligence à laquelle aucune d’elles ne peut prétendre. En effet, Tilila a cette intelligence que seules les personnes qui prennent le temps de s’extraire, de prendre du recul pour mieux observer la vie et mieux la comprendre peuvent avoir. Ces autres filles se laissent porter par la vie, comme portées par un courant qui suit les sillons tracés par d’autres et par le poids du temps qui a passé. Tandis que ces filles ont appris des réponses, Tilila pose les questions.
Tilila se pose mille questions et elle a mille rêves. Elle rêve de pouvoir être elle-même ici, alors que les jeunes rêvent ici d’être d’autres et d’ailleurs. Elle se rend compte alors de la faillite d’un pays dont la jeunesse ne se rêve pas un avenir propre, mais dont la jeunesse rêve tout court. Les filles s’imaginent comme dans les séries télé, différentes de se qu’elles sont. Tilila elle veut simplement être Tilila.
Elle veut exister parmi les siens, elle veut être une femme, avoir la place qu’elle mérite et que personne n’oublie jamais, que tout le monde se souvienne que se sont elles aussi ; les femmes, qui ont permis le passée, le présent et qui permettront le futur de leur langue et de leur culture. Tilila rêve d’exister dans son propre pays, de ne plus se sentir étrangère dés qu’elle franchie les frontières de son village.
Elle rêve encore de son prénom, celui là même qui marque sa vie, elle rêve au jour où ce mot fera vibrer les cœurs et enthousiasmer les passions, le jour où Tilila sera plus que le mot qui a gravé son âme, le jour où Tilila sera l’hymne, le sceau qui marquera le futur de son peuple.
Tilila est prise comme dans une frénésie, elle ressent de la rage mêlée à l’espoir, l’impatience la gagne, elle a trop attendue, son peuple ne peut plus attendre, ne doit plus attendre, il faut maintenant transformer les rêves de Tilila en réalité.

La nature acquiesce ses pensées, la lune éclaire d’une lumière douce les paysages tandis qu’un vent léger lui caresse tendrement le visage. Ce soir encore ce seront ses deux plus fidèles compagnons. Tilila rêveuse et pensive est aussi belle que la liberté.
Par iflillis - Publié dans : Kra n iwaliwen n tfransist
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 12:09
L’espoir

Coucher-de-soleil.JPG

Une brise légère chantonne à l’aurore
Le soleil recouvre les noirs paysages d’or
Les ombres des collines dansent frayant un chemin
A ce jour qui éclot pour changer nos destins

Il est là le nouvel an ! plein de ses promesses
La nature et les hommes retrouvent l’allégresse
Ce soir ils seront tous ivres d’espérances
Ils ne feront plus qu’un pour entrer en transe

L’ odeur des terres arides frappées par la pluie,
Le bruit de l’eau des oueds ruissellent dans les esprits
Le vert le vivifiant espère de nouvelles terres
Pour régner en maître sur le domaine berbère

Hommes, femmes, enfants ,mangent, chantent, dansent et rient aux éclats
Ils se mettent à rêver à une vie au delà
Où bonheur et joie deviendront leur quotidien
Plus jamais ils n’auront à souffrir de ces liens
Qui emprisonnent leur culture et leur histoire
Leur Langue déliée, il sera permis de croire

Le soleil spectateur se retire doucement
Laissant les vœux et la fête au firmament
Tout à l’heure les hommes lassés iront se coucher
Avec eux s’endormiront leurs espoirs bafoués

Mais à l’aube d’un nouveau jour, fini la chansonnette !
La brise légère se transformera en tempête
Le tonnerre grondera, ses échos sur les montagnes
Sonneront le glas de l’oppression avec hargne
Commencera alors l’histoire d’un nouveau livre
Où pourront s’exprimer les Hommes Libres
Par iflillis - Publié dans : Kra n iwaliwen n tfransist
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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /Avr /2007 23:59

 

embstr040315-1p.jpg

Tbibt

Tnker tbibt tâwed gh unrar, tles elhrir
Tmmu nn ifassen gh ugdi, tles ibzgan
Tgu nn idaren gh taferdut, tles idukan
Tsghr nn gh ignwan, tzûl
Tqujem gh ugjdi, tsuk
Takwi targa, tni ayis
Tmnagur d ucen inna i as "mani gh tufit kulu ghaynna?"
Tna i as mamenka iskar
Iddu yawed gh unrar, yilli gis ucctîd
Immu nn ifassen gh ugdi, icct id gis ulgmâd
Igu nn idaren gh taferdut, tghi nn as gis
Isghr nn gh ignwan, ibûgd d
Iqujem gh ugjdi, kusn as ughsan
yawki targa, ini axlal
yawit wasif…


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"La" fringillaire

 
Il était un(e) fringillaire qui se roula sur la place des récoltes et fut vêtu de soie
Elle enfonça ses mains dans un trou, porta des bracelets
Elle mit ses pieds dans un mortier, fut chaussée de souliers
Elle leva les yeux au ciel, ses yeux furent maquillés (sous entendu de tazolt)
Elle mordit une poutre, ses lèvres furent maquillées (sous entendu de elmswak)
Elle traversa un filet d'eau, monta à cheval
Elle rencontra un loup qui lui demanda: "Comment as-tu eu tout cela?"
Elle lui dit comme faire...
Il alla se rouler sur la place des récoltes, attrapa des démangeaisons
Il enfonça ses mains dans un trou, fut mordu par un serpent
Il mit ses pieds dans un mortier, y furent coincés
Il regarda au ciel, devint aveugle
Il mordit une poutre, s'y cassa les dents
Il traversa un filet d'eau, monta une épine
Et fut emporté par l'oued....

 

Par iflillis - Publié dans : Hagat ad awen qissgh (Contes)
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